02 96 43 85 88

6 Rue du Vally, 22200 Guingamp

Catherine Coiffure

Installée dans son nouveau salon de Guingamp depuis 2010, Catherine Le Banner vous reçoit pour une coupe, une couleur ou la pose d’une prothèse ou d’un complément capillaires. Sa spécialité ? L’accompagnement des personnes malades dans la réappropriation de leur corps, au travers de la mise en place d’une perruque.

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Cancer. Une perruque pour un sourire

Publié le 27 octobre 2011

Catherine Le Banner estime qu’une personne malade «a le droit d’être comme tout le monde». Elle s’emploie donc, à travers la vente de perruques, à rendre aux femmes la part de féminité que leur a pris la maladie.

La campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein se poursuit. L’occasion de mettre en lumière l’activité de Catherine Le Banner, qui offre à celles qui n’ont pu éviter la chimiothérapie une chance de mieux vivre leur maladie.

Quelle que soit la pathologie, le moral est un facteur essentiel de guérison. Catherine Le Banner, coiffeuse installée depuis août 2010 place du Vally, l’a bien compris. Signataire d’une charte de la Ligue contre le cancer et agréée par la Sécurité sociale, elle propose, en plus des prestations classiques liées à son activité, la vente de perruques destinées aux femmes qui, sous chimiothérapie, perdent leurs cheveux, en partie ou en totalité. Les trois-quarts des femmes qui s’adressent à elles dans ce cadre souffrent d’un cancer du sein. «En général, les femmes atteintes d’un cancer du sein viennent avant leur chimiothérapie. Elles ont donc encore leurs cheveux. Ceux-ci tombent dix jours après le début du traitement. Du coup, celles qui n’ont pas anticipé me sollicitent parfois en urgence. J’ai également rencontré des clientes atteintes de cancers du côlon et des os. Là, les cheveux ne tombent qu’à moitié», confie Catherine Le Banner.

En toute intimité

L’accueil de ces clientes pas comme les autres se fait en toute intimité. Il s’agit de mettre en confiance des femmes souvent dans la détresse. Un mal-être provoqué par leur maladie, bien sûr, mais aussi par l’altération de leur apparence. «Je baisse les stores et je bloque mes rendez-vous pendant une heure et demie. On commence par discuter de leur maladie, puis on choisit la perruque, son style, sa couleur», explique la coiffeuse. Grâce à la richesse et à la diversité de son stock, Catherine peut s’adapter à tous les styles. La qualité des modèles proposés rassure celles qui voient encore dans la perruque un objet tabou. «On est loin des perruques d’il y a trente ans, qui trahissaient celles qui les portaient. Elles sont désormais très discrètes, souligne Catherine. On en essaye quatre ou cinq et, si la cliente est à l’aise, je lui propose d’en essayer une juste « pour le fun », qu’elle n’aurait jamais porté en d’autres circonstances. Le but est de détendre l’atmosphère.»

La victoire du sourire

Une technique payante puisque, la plupart du temps, la cliente ressort avec un sourire qu’elle n’avait pas en arrivant. «L’esthétique a un tel impact sur le moral! Je sais que c’est un pas important vers la guérison. À ce moment précis, j’oublie combien chaque rendez-vous de ce type m’épuise moralement. Au final, seule compte cette satisfaction», commente cette coiffeuse au grand coeur. L’approche humaine de Catherine, qui n’a pourtant aucune formation en psychologie, semble très appréciée par la clientèle. Celle-ci se déplace en effet de tout le département pour recourir à ses services. Bientôt, Catherine bénéficiera d’un site internet pour communiquer sur cette activité spécifique. Jusqu’ici, seuls sa présence dans les Pages jaunes, le bouche-à-oreille et quelques prospectus déposés dans des cliniques briochines lui apportaient des clientes, en moyenne trois par mois.

La féminité retrouvée

Après avoir confié leur tête à Catherine, certaines femmes maintiennent le contact avec la coiffeuse, «pour dire bonjour, mais aussi, bien souvent, merci». Toutes témoignent de l’impact positif de la perruque dans leur quotidien: le confort de pouvoir se balader dans la rue sans être regardée de travers, le plaisir de retrouver leur féminité dans le regard de leur conjoint, mais, surtout, dans leur propre regard sur elles-mêmes. Contact «Catherine Coiffure», 6, rue du Valy, Guingamp. Tél.02.96.43.85.88.

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